La Ville-close

La Ville-close de Concarneau.

La Ville-close il y a quelque temps déjà.

En juillet 1619, le roi Louis XIII, mécontent du gouverneur de Concarneau ordonne au gouverneur de Bretagne de prendre le contrôle de la cité. Une armée est levée et entreprend le siège de l’enceinte, dont le gouverneur de Lézonnet finit par capituler. Un temps propriété de Fouquet, Concarneau connaît de nombreux changements et sa défense est améliorée. La Ville close est bardée de canons et de Couleuvrines afin de protéger le port. Vers 1680, Vauban visite le site et ordonne des travaux dans l’objectif d’améliorer le système de défense. On démonte les toits des tours afin de permettre l’installation de l’artillerie sur des plates-formes. Les travaux sont achevés en 1694 et Vauban vient les inspecter le 7 juin de la même année. Jusqu’à la Révolution française, Concarneau compte, en plus de la garnison, une population de pêcheurs qui arment quelques dizaines de chaloupes. La pêche essentiellement constituée de la sardine pressée, séchée ou fumée, est expédiée ensuite par bateau vers Saint-Malo, Nantes, La Rochelle, voire Bordeaux et par charrette vers les villes de l’intérieur. Le port n’est alors qu’une vasière abritée par les remparts de la Ville close où les chaloupes viennent hiverner.

Après la Révolution française, pendant la révolution industrielle, la ville se transforme. Des maisons bourgeoises sont édifiées le long des quais hors de la ville close. Cette dernière devient un quartier populaire abritant matelots et sardinières tandis que la ville s’étend en dehors de ses murs historiques. À partir de 1851, les premières conserveries spécialisées dans la sardine et le thon, remplace progressivement les fritures et les presses à sardines. Elles feront la fortune de quelques négociants et permettront une élévation du niveau de vie de la population. Entre le milieu du XIX ème siècle et le milieu du XX ème siècle, la Ville close fait aussi l’objet de l’attention des peintres dit du « groupe de Concarneau ». La chapelle-hôpital de la Trinité, située dans la Ville close, est victime d’un incendie en 1917, mais une riche américaine, Katerine Wylie, finance sa reconstruction en 1924 comme hôpital-dispensaire. Le bâtiment devient par la suite une maternité jusqu’à la construction de la maternité du Porzou au début des années 1970.

Dans l’émission Le monument préféré des Français diffusée en 2014, la Ville close est élue monument préféré dans le classement régional Bretagne devant les Alignements de Carnac, le Phare d’Eckmühl, le Fort-la-Latte, la Base sous-marine de Lorient et l’Hôtel Magon. La Ville close arrive à la sixième position du classement national.

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