Le port de pêche

Le port de pêche de Concarneau

Le port de pêche de Concarneau

Le port de pêche a longtemps été le moteur de l’activité économique principale de Concarneau grâce à ses 1 600 m de quais et ses 14 000 m2 de halle à marée. Après avoir été en essor pendant les décennies 1950 et 1960 (en 1962, le port de pêche de Concarneau était le troisième port de pêche français, après Boulogne-sur-Mer et Lorient, par le volume des prises (47 580 tonnes) et le second en valeur, derrière Boulogne-sur-Mer, mais devant Lorient, son activité ayant doublé en dix ans), le port de pêche a connu une importante récession.
Depuis le milieu des années 1980 et le ralentissement de la pêche, d’autres activités se sont développées : 1er port de pêche thonier français et européen (72 000 tonnes en 1989, 100 000 tonnes de thon pêché par 21 navires océaniques en 2010), Concarneau est alors le 6e en débarquement de pêche fraîche (10 000 tonnes de poisson débarqué et vendu sous la halle à marée). Le port de pêche est actuellement en crise : la vente à la Scapêche (groupe Intermarché), basée à Lorient, de l’armement concarnois Nicot en 2000, puis de l’armement concarnois Furic en 2003 et de l’armement concarnois Delhemmes (quatre chalutiers et trois bolincheurs) en 2014 en étant les épisodes principaux, menaçant la pérennité du port de pêche de Concarneau.

La pêche côtière représente en 2013 45 % des apports contre 32 % pendant la décennie 2000.

Les hauturiers débarquent baudroies, cabillauds, limandes, soles, sous la criée. Au milieu de la nuit, les dockers et mareyeurs (environ 1 000 personnes en 2010) travaillent pour achalander les étals des poissonniers.

Le thon blanc ou germon est pêché entre les Açores, l’Irlande et le golfe de Gascogne. Le thon albacore ou le listao est capturé au large de l’Afrique noire ou aux Seychelles par des thoniers senneurs-congélateurs.

Bateau de pêche concarnois.

Bateau de pêche concarnois.

La criée de Concarneau reste attractive, y compris pour des pêcheurs d’autres ports comme celui de Loctudy, car les prix d’achat du poisson y sont souvent plus élevés.

Classé port d’intérêt national, le port de Concarneau est propriété du Conseil général du Finistère qui concède la gestion à la Chambre de commerce et d’industrie de Quimper Cornouaille.

Concarneau reste le 9ème port de pêche français par le tonnage et la valeur des poissons débarqués ; 887 marins (1 300 en 2010) embarquent à bord des 154 bateaux de pêche (7 chalutiers industriels hauturiers, 2 chalutiers artisans, 95 chalutiers de pêche côtière, 9 bolincheurs, 25 thoniers senneurs congélateurs, ces derniers pêchant le thon tropical dans l’Océan Atlantique et l’Océan Indien, débarquant leurs prises à Dakar, Abidjan, aux Seychelles et à Madagascar. Concarneau est le premier port thonier européen pour le thon tropical.

En 2012, 8 000 tonnes de poissons ont été vendues à la criée de Concarneau, les cinq principales espèces de poissons vendues ont été l’èglefin (891 tonnes), le merlu (623 tonnes), la sardine (568 tonnes), la lotte (541 tonnes) et la langoustine (492 tonnes). Le thon est débarqué dans les ports tropicaux précités.