Les remparts de la Ville-close

Les remparts, dans leur forme contemporaine, ceinturent la ville close sur une longueur totale d’environs 980 mètres. La ville close s’étend d’est en ouest dans sa plus grande longueur sur 380 mètres et 220 dans sa plus grande largeur (nord-sud) et sur une soixante de mètres dans sa largeur minimum. Les remparts constitués de granite local ont une épaisseur moyenne comprise entre 2.5 et 3 mètres. Leurs mâchicoulis datent du XVe siècle.

Les remparts de la Ville-close de Concarneau.

Les remparts de la Ville-close de Concarneau.

L’entrée principale de la Ville close est protégée par premier ravelin rehaussé par un parapet crénelé. Ce dernier est relié à la demi-lune par un pont dormant. Ces structures sont reliées entre elles par un ensemble de six ponts de bois, trois ponts-levis et de trois ponts dormants. Les remparts sont percés par huit tours (neuf si l’on compte le fer à cheval). En partant de la tour située à proximité de l’entrée principale, on compte dans le sens de rotation horaire, la tour du Gouverneur, la tour du Major, la tour Neuve, la tour de la Porte au vin, la tour du Passage, la tour du Port aux chiens, le Fer à cheval, la tour du Maure, la tour de la Fortune. Plusieurs portes ouvrent les remparts notamment la Porte au Vin au nord, la porte des Larrons et la Porte du Passage à l’est :

• La tour du Gouverneur (vers 1477-XVIIe) : Cette partie des fortifications est sans doute ordonnée par le duc François II. Elle accueille le logis des capitaines puis du gouverneur de la cité. Vauban fait renforcer et chemiser la structure pour supporter une plateforme d’artillerie. Au début du XVIIIe siècle, un éperon est ajouté à la base de la tour.
• La tour du Major (XIVe – XVIIe) : La structure primitive de la tour du Major date du XIVe siècle, le chemisage du XVIIe siècle. Elle est principalement composée d’une salle basse servant de dépôt de munition notamment pour les barils de poudre et protégé par un couloir de guet. À l’étage se trouve le logis à feu du major.
• La tour Neuve (XVIe) : Aussi appelée tour du Moulin à Poudre, elle est édifiée pour protéger une section des remparts plus vulnérable à marée basse.
• La tour de la Porte au Vin : elle est datée du dernier quart du xve siècle.
• La tour du Passage : sans-doute datée du XVe siècle, elle est située à un emplacement stratégique.
• La tour du Port aux Chiens (XVIe) : Elle aussi appelée tour de l’Essence.
• Le Fer à Cheval : daté du XVIe siècle, il a été comblé au XIXe siècle. Des travaux de restauration ont mis à jours les vestiges d’une tour du XIIIe siècle
• La tour du Maure : datée du XVe siècle, elle est percée de trois archères canonnières.
• La tour de la Fortune : C’est une des tours les plus anciennes de la Ville close. Percée de trois archères canonnières, elle est aussi appelé tour du Masson.
• La porte des Larrons (XVe) : située à proximité du carré des Larrons, cette porte tient son nom des voleurs que l’on conduisait par barge de l’autre côté de la rive, au Passage, pour y être pendus. Murée durant plusieurs siècles, elle fut rouverte en 1991.
• La porte au Vin (XVe) : Cette porte ouvrait sur le premier port de commerce. Un quai est construit en 1891 dans le prolongement extérieur de la porte, le long des remparts pour satisfaire les pêcheurs.
• La porte du Passage (XIXe) : la muraille est percée à la fin du XVIIIe pour faciliter l’accès vers le Passage. La porte elle-même date de l’époque de Louis-Philippe.
• La maison du Gouverneur ( XVIIe) : cet édifice adossé à la tour du Gouverneur sert de maison et d’annexe à cette dernière avec laquelle elle communique sur deux niveaux. Aucun gouverneur n’occupa réellement ce logis, loué un temps à un menuisier.
• Le Logis du Major (vers 1730) : en l’absence du gouverneur de la cité, la garnison est commandée par un major. La salle de guet située au-dessus d’une des portes principales est réaffectée au milieu du xviiie siècle pour abriter le major.
• Le corps de garde : reconstruit en 1694 dans la Demi-lune afin de protéger le second pont-levis.

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