Histoire de Concarneau

Ancien emplacement du quai nul.

Ancien emplacement du quai nul.

C’est à l’îlot fortifié, formant aujourd’hui la ville close, que s’est attaché le nom de Conc. L’îlot de Conq dépend durant le Moyen Age de la paroisse de Beuzec. Le quartier de Lochrist semble être l’ancien centre paroissial. Vers le Xème siècle, l’abbaye de Landévennec y établit un prieuré qui deviendra la future église tréviale (Saint-Guénolé).

C’est au XIVème siècle, une forteresse puissante, occupée par une garnison anglaise (de 1342 à 1365). A cette époque, le duc Jean IV avait gratifié de la châtellenie de Concarneau, un Anglais, Raoul Knollès. En 1373, Bertrand du Guesclin s’en empare et chasse les anglais. Concarneau est alors tenu par le connétable Clisson au nom du Roi et ne verra plus la guerre jusqu’à la mort de Jean IV en 1399. C’est le duc Jean II qui, vers 1285, aurait semble-t-il fait entourer la ville d’une première enceinte murale. Il faut attendre 1451 pour que Pierre II, duc de Bretagne, fasse reconstruire la muraille : travaux colossaux qui vont continuer sous Arthur III et François II (père d’Anne de Bretagne) jusqu’en 1476-1477. Pris et repris lors de l’invasion française de 1489, le site est livré par la duchesse Anne aux Anglais, qui l’occupent jusqu’à son retour définitif à la France en 1495. Un état de l’artillerie qui garnissait la ville en 1495 a été publié par les Bibliophiles bretons. Il nous montre l’église Saint-Guinnolay (Saint-Guénolé) servant de parc d’artillerie, car on y conserve quatre couleuvrines de fer montées sur roues et affûts, et une grosse couleuvrine non montée. Au moulin, c’est-à-dire près de la tour qui se trouve entre la porte au vin et le passage, il y a plusieurs couleuvrines, un canon de fer tirant pierres de gretz et une couleuvrine de fer à teste de serpent. En 1532, l’union de la Bretagne à la France met Concarneau sous la domination française et la ville reste alors pendant près de 60 ans sous le joug de la famille les Prestre de Lézonnet. Après une occupation huguenote en 1576, la place est fortifiée par le duc de Mercoeur, chef de la Ligue en Bretagne.

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